Prêts agentiques : exploiter un potentiel de croissance de 30 Million Euros
Les banques européennes entrent dans une période de renouveau. Les marchés ont reconnu le potentiel du secteur, les parts des banques européennes ayant augmenté d’environ 80 % jusqu’en 2025, dépassant ainsi leurs homologues américaines (dont les parts ont augmenté d’environ 40 %).1
Une étude récente d’UBS prévoit 30 milliards d’euros de revenus nets d’intérêts supplémentaires au cours des deux prochaines années, grâce à une croissance des prêts de 4 % et à des stratégies de couverture structurelle, compensant les éventuelles baisses de taux à venir de la Banque centrale européenne.2
Les banques européennes traditionnelles affichent déjà des coefficients d’exploitation supérieurs à 60 % en moyenne, alors que les néobanques comme Revolut opèrent à 45 % ou moins.3
Cela crée un paradoxe opérationnel : comment exploiter cette croissance exceptionnelle sans augmenter proportionnellement votre base de coûts ?
Transformation ou simple automatisation ?
La technologie existe déjà pour accélérer les cycles de décision de 80 %, automatiser 90 % des produits standard tels que les cartes de crédit et réduire les coûts opérationnels des centres de services de 40 à 60 %. L’obstacle à l’obtention de ces résultats n’est pas la technologie, mais la stratégie.
L’enjeu est de savoir si vous utiliserez l’IA pour perfectionner votre modèle de prêt actuel ou pour créer un workflow de prêt autonome, intelligent et évolutif qui rendra les processus traditionnels obsolètes.
Pour cela, il vous faut répondre à des questions fondamentales, telles que :
- Pourquoi traiter chaque demande manuellement alors que l’IA peut gérer les tickets courants et identifier uniquement ceux qui nécessitent un jugement humain ?
- Pourquoi effectuer les contrôles de solvabilité, de fraude et de conformité de manière séquentielle alors qu’ils pourraient être réalisés simultanément ?
- Pourquoi laisser les demandes en attente selon l’ordre d’arrivée quand l’IA peut les hiérarchiser par profil de risque et valeur business ?
Les prêts agentiques sont la solution. Il ne s’agit pas d’une amélioration progressive ; il s’agit d’une réinvention fondamentale du fonctionnement des prêts.
Qu’est-ce que les prêts agentiques ?
Les prêts agentiques sont autonomes et axés sur les objectifs. Ils peuvent orchestrer l’ensemble du cycle de vie des prêts, de la réception des demandes au décaissement, en prenant des décisions en plusieurs étapes dans le cadre de paramètres business et de risque définis, et en sollicitant une intervention humaine uniquement lorsqu’une véritable complexité nécessite un jugement critique.
Comment fonctionnent les prêts agentiques ?
Imaginez un agent KYC (Know Your Customer) ou un agent opérationnel comme une main-d’œuvre numérique, qui renforce l’intelligence humaine plutôt que de s’y substituer.
Les prêts agentiques redéfinissent les règles du jeu. Les agents IA extraient des informations des systèmes bancaires, des documents, des e-mails et des sources tierces, sans intervention humaine. Ils effectuent des contrôles KYC, rédigent des contrats de prêt et communiquent directement avec les clients.
Le traitement séquentiel cède la place à une exécution parallèle. Différents agents IA récupèrent simultanément les données client, effectuent des analyses de crédit et évaluent les profils de risque.
La transformation ne se limite pas à une question de rapidité. Les systèmes d’IA agentique font passer les prêts d’opérations réactives à des opérations proactives. Les agents IA de triage hiérarchisent les tickets par type de produit et profil de risque plutôt que par ordre d’arrivée, afin de déterminer le parcours optimal pour chaque demande. La capacité se rééquilibre automatiquement entre les produits et les canaux en fonction de la demande en temps réel.
Il en résulte un parcours de prêt dynamique qui optimise les résultats business.
L’orchestration des workflows, avantage concurrentiel
La plupart des banques considèrent l’IA comme une série de solutions ponctuelles, telles que les chatbots, intégrées dans des systèmes fragmentés. Cette approche ne génère que des bénéfices minimes et accentue la dette technique.
Les prêts agentiques nécessitent une couche d’orchestration qui connecte tous les niveaux (front-office, middle-office et back-office) au sein d’une plateforme de workflow unifiée. La ServiceNow® AI Platform est en quelque sorte le tissu conjonctif, opérant verticalement sur l’ensemble de la pile informatique et horizontalement à travers les silos organisationnels.
Contrairement aux plateformes de modèles de base qui existent de manière isolée ou aux systèmes d’enregistrement qui stockent simplement des données, ServiceNow rend l’IA opérationnelle au sein de workflows de bout en bout. Elle ancre les décisions autonomes dans le contexte business tout en assurant le contrôle, la sécurité et la gouvernance exigés par les régulateurs.
5 façons dont ServiceNow facilite les prêts agentiques
La ServiceNow AI Platform intègre cinq fonctionnalités qui permettent de transformer les opérations de prêt, en passant de workflows manuels et séquentiels à un traitement parallèle, intelligent et automatisé à grande échelle.
1. Orchestration intelligente des workflows
La plupart des banques n’ont pas encore atteint un traitement de bout en bout entièrement automatisé des prêts. Elles s’appuient toujours sur le traitement séquentiel, la mise en file d’attente PEPS (premier entré, premier sorti) et le transfert manuel d’informations pour gérer les demandes de prêt, ce qui crée des goulets d’étranglement.
ServiceNow permet d’éliminer ces contraintes grâce à une orchestration intelligente des workflows. La vérification des documents, les contrôles de conformité et les workflows d’approbation qui nécessitaient auparavant un effort manuel important peuvent désormais être rationalisés grâce à une automatisation intelligente, transformant les prêts en flux programmable. La plateforme ne se contente pas d’automatiser les tâches, elle redéfinit la circulation du travail au sein de l’entreprise.
Les équipes peuvent ainsi délaisser les activités courantes à faible valeur ajoutée au profit d’interactions client à fort impact. Les processus sont également surveillés pour identifier les points susceptibles d’être améliorés.
2. Prise de décision autonome à grande échelle
Les prêts traditionnels nécessitent un jugement humain pour orchestrer les workflows, ce qui crée des contraintes de capacité et une prise de décision incohérente.
Les agents IA de ServiceNow peuvent fournir aux banques une main-d’œuvre numérique pour trier les tickets de prêt, vérifier les revenus, recommander les prochaines étapes et rédiger des décisions de crédit, tout en respectant des paramètres et des politiques de risque définis.
Grâce à ces agents IA, les activités d’évaluation des risques et de vérification de l’éligibilité, entre autres, s’exécutent de manière autonome, l’humain n’étant sollicité qu’en cas d’exception. Le système apprend des modèles récurrents, détecte les risques émergents et assure la cohérence entre des milliers d’évaluations simultanées.
Les banques peuvent même faire évoluer les prêts agentiques en mettant en place des « parcours agentiques » dédiés (par exemple, en distinguant les clients à faible risque de ceux à haut risque).
3. Orchestration unifiée des données
Les informations sur les clients sont souvent dispersées entre le système bancaire central, la gestion de la relation client (CRM), la gestion des documents et les fournisseurs de données tiers. Cela nécessite un rapprochement manuel et introduit des risques opérationnels qui peuvent s’aggraver tout au long du cycle de vie des prêts.
ServiceNow crée un guichet unique en connectant les systèmes existants. Que les données résident dans des ordinateurs centraux hérités ou dans des applications cloud modernes, la plateforme offre une vue unifiée.
Les représentants commerciaux, les souscripteurs et les équipes opérationnelles travaillent tous avec les mêmes informations en temps réel. Cela permet d’éliminer les problèmes de gestion des versions qui affectent les parcours de prêt traditionnels.
4. Intégration fluide de l’écosystème
Les programmes de modernisation traditionnels échouent souvent parce qu’ils exigent une refonte totale des systèmes, que les institutions ne peuvent pas soutenir sur la durée.
La réalité est que les systèmes bancaires centraux hérités coexisteront encore pendant des années avec les plateformes modernes d’octroi de prêts et les fournisseurs de données tiers.
ServiceNow agit comme une couche d’orchestration qui n’impose aucune décision architecturale contraignante. Qu’il s’agisse de s’intégrer à des systèmes centraux via des API ou de connecter des microservices modernes, la plateforme permet une modernisation progressive. Les banques peuvent ainsi opérer cette transformation à leur propre rythme, sans avoir à remplacer l’intégralité de leurs systèmes.
5. Gouvernance, conformité et sécurité intégrées
Les systèmes autonomes soulèvent des enjeux réglementaires centrés sur l’explicabilité. La loi européenne sur l’IA classe l’évaluation du crédit comme une IA à haut risque, ce qui nécessite une documentation complète des décisions basées sur l’IA.
ServiceNow intègre cette responsabilité dans l’architecture de sa plateforme. Chaque décision, chaque accès aux données et chaque escalade sont enregistrés afin de garantir une auditabilité totale. Le système ne se contente pas de respecter les normes réglementaires. Il les anticipe, en fournissant l’explicabilité et la supervision nécessaires pour transformer les opérations autonomes, autrefois perçues comme un risque réglementaire, en un véritable avantage concurrentiel.
Comment deployer l’IA agentique avec succès ?
Saisir cette opportunité nécessite une exécution bimodale : automatiser les opérations existantes tout en réinvestissant simultanément la capacité libérée dans l’innovation client. Les banques qui créent un avantage durable mènent ces stratégies de front, au sein d’un cycle d’auto-renforcement : les gains d’efficacité de la Phase 1 financent la différenciation concurrentielle de la Phase 2. Les entreprises à la pointe de l’adoption de l’IA devraient connaître une croissance de leur chiffre d’affaires 2,1 fois plus élevée et une base de coûts 1,4 fois plus faible.4
Toutefois, le déploiement de la plateforme ne suffit pas à lui seul pour obtenir des résultats. Selon le BCG, 70 % de la valeur d’une transformation par l’IA provient du changement organisationnel, et non de la technologie. Les institutions en tête de file sont celles qui mettent en place des équipes interfonctionnelles, capables de faire le pont entre le contexte business et l’exécution technique.
Découvrez comment ServiceNow contribue à mettre l’IA au service des banques.
1 Analyse de l’auteur, février 2026 : rendement total du STOXX Europe 600 Banks par rapport à l’indice S&P 500 Bank, source : CapitalIQ, S&P Global
2 Simon Foy, FT, « European Banks Posed for €30bn Income Rebound » (« Les banques européennes en passe de regagner 30 milliards d’euros de revenus d’intérêts »), 6 janvier 2026
3 Analyse de l’auteur, janvier 2026 : analyse des 20 principales banques d’Europe occidentale en fonction de la taille totale des actifs, données 2024
4 BCG, « The Widening AI Value Gap » (« Le fossé croissant de la valeur générée par l’IA »), septembre 2025