Le cycle de vie du développement logiciel (SDLC) a considérablement évolué depuis ses débuts dans les années 1950 et 1960, lorsque le terme « cycle de vie » a été utilisé pour la première fois pour désigner les étapes du développement de systèmes informatiques. Utilisé au départ pour structurer les premiers développements informatiques, le SDLC a pris de l’expansion pour englober tout le processus d’élaboration de logiciels modernes, de la planification initiale à la maintenance en continu.
Aujourd’hui, le SDLC sert d’infrastructure permettant d’organiser le développement logiciel en phases claires et gérables. Ces phases guident les équipes dans la conception, l’élaboration, les tests et le déploiement d’applications logicielles sur un large éventail de plateformes. En décomposant le processus en étapes distinctes, le SDLC aide les équipes à mesurer les progrès, à réduire les inefficacités et à améliorer les résultats globaux du projet.
Détermination des besoins actuels
La première étape du SDLC consiste à recueillir la rétroaction de toutes les parties prenantes, de tous les vendeurs, de la clientèle, des experts de l’industrie, des programmeurs et de toute autre personne susceptible d’avoir des connaissances ou des demandes concernant le logiciel.
Planification
Les responsables du projet évaluent ses modalités, y compris le calcul des coûts de main-d’œuvre et de matériel, afin de créer un calendrier intégrant des objectifs. La planification doit également inclure la rétroaction des parties prenantes ou de toute personne qui bénéficiera des applications. La portée du projet doit être clairement définie et l’objet de l’application doit être décrit. Il est également essentiel de déterminer les limites nécessaires pour éviter que le projet ne dépasse son champ d’application ou ne dévie de son objectif.
Définition des exigences
L’étape suivante consiste à définir et à documenter les exigences et à obtenir l’approbation des parties prenantes. Définissez ce que l’application est censée faire, les fonctionnalités qui seraient incluses et les obstacles qui pourraient se présenter en cours de route. Il convient aussi de déterminer les ressources et de les intégrer au projet pour définir les exigences.
Conception et prototypage
Le SDLC exige une étape de conception qui modélise le fonctionnement de l’application et les aspects de la conception. Voici quelques-uns de ces aspects :
- Interface utilisateur : la façon dont les clients interagiront avec le logiciel et la façon dont celui-ci est conçu pour répondre à certains intrants.
- Programmation : le langage de programmation qui sera utilisé, ainsi que la façon dont le logiciel résoudra les problèmes et exécutera les tâches.
- Sécurité : les mesures particulières qui seront prises pour assurer la sécurité de l’application. Il s’agit entre autres du chiffrage SSL, de la protection par mot de passe et du stockage sécurisé des données.
- Communications : les façons dont l’application communiquera avec d’autres actifs, comme un serveur central.
- Architecture : les pratiques de l’industrie, les modèles, la conception globale et les langages de programmation particuliers, entre autres.
- Plateformes : la ou les plateformes qui hébergeront le logiciel, comme Apple, Windows, Android ou Linux.
Développement de logiciels
Il s’agit de la phase du SDLC où le programme lui-même est rédigé, en faisant appel soit à un seul développeur soit à une grande équipe où chaque personne travaille sur une partie différente du développement. Le SDLC permet d’anticiper les problèmes susceptibles de retarder la production dans le processus de développement logiciel, comme l’attente des résultats des tests ou la compilation du code.
Tests
Les applications doivent être testées continuellement pour assurer leur bon fonctionnement, car le développement logiciel est souvent divisé en petits projets réalisés par des personnes et des équipes distinctes. Assurez-vous que chaque fonction s’exécute correctement et que chaque partie de l’application interagit bien avec les autres parties. Grâce aux tests, vous pouvez réduire le nombre de bogues que les utilisateurs sont susceptibles de rencontrer, ce qui entraîne une augmentation du taux d’utilisation et une amélioration de la satisfaction des utilisateurs.
Déploiement
Une application est déployée une fois que les tests sont terminés. C’est par le déploiement que l’application devient accessible aux utilisateurs. Cette étape du processus peut être effectuée manuellement ou de façon automatisée, selon la complexité et les besoins de l’application.
Exploitation et maintenance
Une fois que l’application a été déployée et qu’elle est utilisée, la phase finale consiste à détecter les bogues qui ont échappé aux tests et à les résoudre, ce qui peut déclencher un nouveau processus itératif.
Une fois que la conception est définie, un prototype d’une première version du logiciel peut être créé pour montrer l’apparence de base qu’aura l’application, la façon dont elle réagira et ses capacités. C’est à cette étape que les programmeurs reçoivent la rétroaction des parties prenantes qui doivent approuver l’application. Le prototypage coûte beaucoup moins cher que les changements apportés à la phase de développement.
Il existe plusieurs approches différentes en matière de développement logiciel, chacune étant suffisamment différente pour qu’une organisation puisse trouver celle qui répond à ses besoins.
Tout comme une cascade s’écoule de manière linéaire, un SDLC en cascade est un modèle linéaire, selon lequel le développement logiciel commence par la première étape et se poursuit en franchissant chacune des étapes du processus. Toutefois, aucune étape ne peut commencer avant que l’étape précédente soit terminée. En adoptant le SDLC en cascade, une entreprise est en mesure d’analyser la continuité et la faisabilité de chaque étape du processus, contribuant à éliminer les goulots d’étranglement ou les silos.
La méthodologie Agile met fortement l’accent sur les commentaires et l’expérience des utilisateurs, afin de résoudre de nombreux problèmes découlant d’anciennes applications plus difficiles à utiliser. Le logiciel, à mesure qu’il avance dans le processus Agile, réagit très bien à la rétroaction et vise à être mis en production selon des cycles plus courts afin de se conformer à un marché dynamique en évolution.
Les développeurs de logiciels créent rapidement une version initiale du logiciel, qui est ensuite améliorée par de petites itérations. Il s’agit d’une approche couramment utilisée dans les applications de plus grande taille qui peut aider à mettre l’application en service plus rapidement afin de répondre à un besoin d’entreprise.
À l’instar de la méthode Agile, le développement et exploitation cherche à améliorer la convivialité et la pertinence d’une application qui a été développée en recueillant la rétroaction des utilisateurs du logiciel pendant les phases de conception et de mise en œuvre, tout en tirant parti de la collaboration active et de la communication entre les membres d’une équipe qui a été mise sur pied pour couvrir tous les aspects d’un produit. Cette équipe comprendra des représentants des rôles opérationnels liés aux technologies de l’information, ainsi que du développement, des tests et de la sécurité.
Le modèle en spirale utilise l’approche itérative d’autres modèles en conjonction avec des processus séquentiels, comme dans le modèle en cascade. Cela permet des mises en production et des améliorations progressives à chaque étape de la spirale, car le développement passe par chaque étape du processus de façon répétée.
Également connu sous le nom de modèle de vérification et de validation, le modèle du cycle en V aborde les étapes de façon séquentielle, mais en forme de « V ». Il s’agit d’un prolongement de l’approche en cascade qui comprend des tests directement associés à chaque phase du développement plutôt que des tests effectués dans le cadre d’une phase unique.
Le modèle big bang inclut peu de planification et très peu de processus. Le processus commence par l’obtention du financement et des ressources nécessaires, puis aboutit à un logiciel qui, idéalement, répond aux exigences du client. Ce modèle est habituellement utilisé pour les très petits projets, menés par de très petites équipes, qui ne nécessitent pas autant de structures et de processus officiels.
En décomposant le processus en phases claires et gérables, le SDLC veille à ce que chaque étape suive une méthodologie uniforme, depuis les premières réunions de planification jusqu’aux opérations après le déploiement. Cette structure aide les équipes à collaborer et à relever les défis ensemble. Ainsi, lorsque les exigences changent, que les technologies évoluent ou que de nouvelles situations menacent le développement final, le SDLC offre la souplesse nécessaire pour s’adapter et maintenir le contrôle.
L’adoption du SDLC est essentielle pour veiller à ce que toutes les parties prenantes soient sur la même longueur d’onde concernant les objectifs du projet, à ce que les ressources soient utilisées efficacement et à ce que les risques soient réduits au minimum. Le SDLC favorise une communication claire, la livraison en temps opportun et des résultats de grande qualité, ce qui en fait une approche essentielle pour fournir des logiciels fiables qui répondent aux besoins tant des entreprises que des clients.
Le SDLC fournit un objectif initial et centralisé que chacun doit accepter et comprendre. Un plan de développement clair est défini, lequel inclut les ressources et les coûts connexes, et les rôles peuvent être attribués pour assurer la bonne exécution du plan. En définissant les livrables et les processus pour chaque phase, le SDLC offre un éventail d’avantages :
Visibilité et collaboration accrues
Le SDLC donne à toutes les parties prenantes (développeurs, chefs d’entreprise et utilisateurs finaux) une visibilité claire du projet à chaque étape. Cette transparence favorise la collaboration et veille à ce que tout le monde soit informé de la progression, des risques et des changements. Elle contribue également à réduire la probabilité de contretemps liés à des malentendus et à des divergences.
Planification et gestion des ressources améliorées
En décomposant le projet en phases bien définies, le SDLC permet une estimation plus précise du temps, des coûts et des ressources. Les équipes peuvent ainsi établir un calendrier de travail efficient et attribuer les ressources efficacement, réduire le gaspillage et veiller à ce que le projet demeure sur la bonne voie et dans les limites du budget.
Détermination et atténuation précoces des risques
Une approche structurée permet aux équipes de déterminer les risques dès le début du processus de développement, qu’ils soient techniques, financiers ou opérationnels. Le SDLC fournit une infrastructure d’évaluation des risques et de planification des stratégies d’atténuation, afin que les développeurs puissent résoudre les problèmes avant qu’ils puissent faire dérailler le projet
Qualité et fiabilité supérieures
Le SDLC met l’accent sur les tests et la validation en continu tout au long du processus de développement. En repérant rapidement les défauts et en veillant à ce que tous les composants fonctionnent ensemble de façon harmonieuse, le SDLC contribue à fournir des logiciels plus fiables, plus performants et adaptés aux attentes des utilisateurs.
Livraison cohérente et meilleure satisfaction de la clientèle
Un SDLC bien exécuté permet une livraison plus cohérente et plus rapide des projets. Cette approche structurée réduit les retards et garantit que le logiciel répond aux exigences convenues, ce qui améliore la satisfaction de la clientèle et l’harmonisation avec les objectifs commerciaux.
Maintenabilité à long terme
Enfin, le SDLC prépare le terrain pour faciliter la maintenance et les mises à jour après le déploiement. En documentant le processus de développement et en le structurant efficacement, les équipes peuvent effectuer plus facilement des mises à niveau et des corrections, et adapter le logiciel aux besoins changeants au fil du temps.
Malgré ses nombreux avantages, le cycle de vie du développement logiciel peut aussi présenter certains défis pour les organisations. Ces obstacles peuvent avoir une incidence sur les échéanciers, les budgets et la coordination des projets, en particulier lorsque les équipes s’efforcent de trouver un équilibre entre la souplesse et le respect des normes. Toutefois, en cernant et en traitant ces problèmes dès le début, les entreprises peuvent atténuer les risques et améliorer l’exécution globale du projet.
Temps
Le SDLC peut prendre beaucoup de temps, surtout si une méthodologie rigide comme la méthode en cascade laisse peu de place à la souplesse ou aux itérations rapides. Les retards qui surviennent à une phase peuvent créer des goulots d’étranglement dans l’ensemble du processus. Envisagez d’adopter des méthodologies plus souples ou des approches hybrides qui permettent un développement itératif et des cycles de rétroaction plus rapides, contribuant ainsi à garder les projets sur la bonne voie.
Coûts
Les dépassements de budget sont courants dans le cadre des SDLC, surtout lorsque des problèmes imprévus surviennent pendant la phase de développement ou lorsque les projets nécessitent plus de ressources que celles prévues au départ. La solution peut consister à réévaluer régulièrement la portée du projet, l’attribution des ressources et les échéanciers. La détermination précoce des risques et un contrôle serré des coûts pendant la planification peuvent éviter des corrections coûteuses par la suite.
Adaptation aux besoins d’entreprise
En raison de l’évolution des exigences opérationnelles ou des conditions du marché, les équipes peuvent avoir de la difficulté à demeurer alignées sur les objectifs du projet, surtout si l’infrastructure de SDLC est trop rigide. Intégrer des processus plus souples ou plus itératifs au SDLC peut améliorer l’adaptabilité. Grâce à des boucles de rétroaction régulières de la part des parties prenantes, il est possible de s’assurer que les changements apportés aux besoins d’entreprise sont capturés et traités rapidement.
Gestion de grandes équipes
La coordination de grandes équipes diversifiées peut compliquer la communication et la gestion des flux de travail, ce qui donne lieu à des silos, à des inefficacités et à un mauvais alignement des efforts. Réglez ce problème en mettant en œuvre des outils de gestion de projets qui offrent transparence et responsabilisation. Une définition claire des rôles, des réunions interfonctionnelles régulières et des plateformes de collaboration peuvent contribuer à simplifier la communication au sein de l’équipe.
Production de rapports
Il peut être difficile de déterminer le niveau adéquat de documentation et de production de rapports, surtout dans le cas des projets qui évoluent rapidement, où des rapports détaillés pourraient ralentir la progression. Trouvez un équilibre en adaptant les exigences de production de rapports et de documentation en fonction de la complexité du projet. Dans la mesure du possible, utilisez des outils de production de rapports automatisés pour vous assurer que les renseignements essentiels sont saisis sans surcharger l’équipe.
Conformité
Les logiciels doivent être conformes aux normes sectorielles. Cette conformité peut compliquer davantage le développement logiciel, en particulier dans les industries assujetties à des exigences réglementaires rigoureuses. Établissez une liste de vérification de la conformité au début du projet pour surveiller le respect des normes. Réalisez régulièrement des audits et des revues de code pour cerner et corriger plus facilement les problèmes potentiels avant qu’ils s’aggravent.
Les pratiques exemplaires relatives au SDLC contribuent à standardiser les processus, à améliorer la collaboration et à simplifier chaque phase de développement. Lorsque vous mettez en œuvre un cycle de vie de développement logiciel, tenez compte des éléments suivants :
Contrôle de source
Le contrôle de source conserve tout le code dans un endroit unique pour permettre la sécurisation du code fonctionnel. Il peut s’agir d’un emplacement physique ou virtuel auquel les utilisateurs peuvent se connecter dans un environnement informatique en nuage chiffré.
Intégration en continu
Assurez-vous que chaque composant de l’actif est compatible tout au long de son cycle de vie. L’intégration en continu permet à tous les membres de l’équipe d’éviter les conflits et les doublons en utilisant des langages de programmation et des bibliothèques semblables.
Systèmes de gestion du SDLC
Améliorez la transparence des systèmes à chaque phase du projet et dans l’ensemble du projet. Les systèmes de gestion du SDLC contrôlent chaque étape du processus tout en ajoutant des analyses, des systèmes de gestion du travail et un suivi des bogues capables d’améliorer les parties du cycle de vie qui ne fonctionnent pas efficacement.
Le cycle de vie du développement logiciel est un excellent processus qui peut aider les équipes à développer et à déployer des logiciels, y compris les correctifs nécessaires, en utilisant des pratiques exemplaires et les meilleures méthodologies.
Le développement logiciel moderne intègre la cybersécurité à chaque étape du SDLC. Cette intégration est possible grâce à des pratiques comme le DevSecOps (développement, sécurité et exploitation). Contrairement aux approches traditionnelles où les tests de sécurité ont lieu après le développement, le DevSecOps intègre des évaluations de la sécurité tout au long du processus. Cette approche permet de s’assurer que les vulnérabilités liées à la sécurité sont repérées et traitées rapidement, afin de réduire les risques et de limiter les correctifs coûteux après le déploiement.
Le DevSecOps encourage la collaboration entre les équipes du développement, de la sécurité et des opérations, en faisant en sorte que les mesures de sécurité, comme les revues de code, les tests d’intrusion et l’analyse de l’architecture, soient continues et anticipatives. Cela permet aux équipes de créer des logiciels résilients capables de résister aux cybermenaces modernes.
Le cycle de vie du développement logiciel est essentiel pour offrir des logiciels fiables et de grande qualité qui répondent aux besoins tant de vos utilisateurs que de votre entreprise. Cependant, la gestion efficace du SDLC nécessite les bons outils pour simplifier les processus, améliorer la collaboration et maintenir la visibilité entre les équipes.
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